Le matériau compte, la conception d'abord
Avant le matériau, c'est la conception qui fait une bonne gouttière : une pente régulière, des descentes en nombre suffisant, des raccords propres et une fixation solide à la toiture et à la charpente. Une zinguerie bien conçue limite les infiltrations, souvent à l'origine de dégradations prématurées du bâtiment.
Les quatre matériaux en bref
| Matériau | Ce qu'il faut savoir |
|---|---|
| Zinc | Le grand classique de la zinguerie. Il se façonne et se soude sur place, ce qui permet des pièces sur mesure et des réparations localisées. Sa teinte grise se patine avec le temps. |
| Cuivre | Matériau traditionnel lui aussi, réputé pour sa longévité. Il prend avec les années une patine brune puis verte qui le fait remarquer : un choix d'aspect autant que technique. |
| Aluminium | Léger et proposé en couleurs laquées, souvent façonné en grandes longueurs pour limiter les raccords. |
| PVC | Le plus simple à poser, mais plus sensible aux chocs, au soleil et aux variations de température. |
Et autour de la gouttière
La gouttière n'est qu'un maillon. Le chéneau, quand il y en a un, recueille l'eau entre deux toits ou derrière un mur ; les descentes l'amènent au sol. Le zinc sert aussi aux pièces d'étanchéité autour des cheminées et des fenêtres de toit, les solins et abergements. Garder un même matériau pour l'ensemble facilite les raccords et l'entretien.
Sur la côte, l'entretien avant tout
Quel que soit le matériau, une gouttière remplie d'aiguilles de pin ou de mousse déborde. Sa vérification fait partie de l'entretien annuel de la toiture.
Voir aussi la page zinguerie et gouttières.
