D'abord, se protéger et limiter les dégâts
- Ne montez pas sur le toit, surtout mouillé : c'est dangereux et on casse facilement d'autres tuiles.
- Placez un récipient sous la fuite et éloignez ce qui craint l'eau ; si la fuite approche d'un luminaire ou d'une prise, coupez le circuit concerné.
- Prenez des photos de la tache et, si vous y accédez, des combles : elles aideront le couvreur et, après une tempête, votre assureur.
- Notez quand l'eau apparaît : à chaque pluie, seulement par grand vent, seulement d'un côté de la maison.
Les points sensibles d'un toit
L'eau entre presque toujours par les mêmes endroits. Ce sont les zones où la couverture s'interrompt ou change de direction.
Autour de la cheminée
Le solin et l'abergement en zinc assurent la jonction entre la maçonnerie et les tuiles. Quand ils vieillissent ou se décollent, l'eau qui ruisselle le long du conduit passe dessous. Voir solins et abergements.
Autour des fenêtres de toit
L'encadrement en zinc d'une fenêtre de toit renvoie l'eau sur la couverture. Un raccord mal fait ou fatigué suffit à créer une infiltration.
Dans les noues
La noue est l'angle rentrant où deux pans se rejoignent : toute l'eau des deux pans y converge. Feuilles et aiguilles y retiennent l'eau.
Les tuiles elles-mêmes
Une tuile fissurée, déplacée ou devenue poreuse laisse passer l'eau. Sans écran de sous-toiture, rien ne l'arrête avant les bois de la charpente.
Les gouttières et les chéneaux
Une gouttière bouchée déborde : l'eau coule contre la façade ou remonte sous les premières rangées de tuiles. Un chéneau percé fuit directement dans le mur.
Pourquoi ne pas attendre
Une infiltration qui dure atteint les liteaux, les chevrons puis les pannes de la charpente, et l'isolation des combles. Une réparation de couverture devient alors une réparation de charpente. L'entretien régulier, avec un contrôle une fois par an, évite la plupart de ces urgences.
